Je ne Demande Rien à la Vie !

Publié le par jocelyne53

 

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Lors de notre première rencontre, ils semblaient un couple assez disparate. Tous les deux dans la cinquantaine, nous avions fait connaissance au marché public Jean Talon, devant un café à la boulangerie-pâtisserie Première Moisson.

Lui est un homme taciturne, parlant peu et ne souriant jamais. C’est sa compagne très prolixe qui mène la conversation. Cette dernière, enseignante à la retraite, me confie que cet homme est en quelque sorte son dernier recours car elle désespérait de rencontrer un homme vraiment à son goût. C’est au cours d’une invitation à dîner que je découvris le pot aux roses dont le parfum avait des relents de fumier.

Alors que j’entrais dans leur appartement modeste, je vis Madame à genoux dans la salle de bain frottant le plancher alors que Monsieur tout en se peignant faisait la roue devant moi. Madame m’expliqua que son ami répugnait à nettoyer le logement donc elle le nettoyait pour lui faire plaisir…

Au cours du repas préparé par Monsieur, ce dernier ne cessait de dire : je fais le meilleur pain du monde, les meilleurs confitures du monde, le meilleur repas du monde, etc. Comme un gamin qui s’écrie : mon papa est le papa le plus fort du monde. Cet homme pas très futé mais profiteur, menteur, alcoolique, endetté et ne possédant aucune culture, ne cessait de nous regarder d’un air protecteur et hargneux. Incapable de payer seul le prix de son logement, il avait dernièrement vécu avec diverses colocs, toutes des femmes dont il médisait et se moquait.

À la fin du repas, je m’éclipsais aussitôt mais sa conjointe insista pour me raccompagner, seule…

Elle me confia alors que cet homme profitait de ses colocs pour leur soutirer de l’argent et se payer de petits voyages et des bouteilles de vin dispendieux. De plus, ils ne répugnaient pas, surtout lui, à faire l’amour à trois et à quatre. Quand les colocs refusaient, il leur rendait la vie impossible, jusqu’à leur départ précipité, tout en gardant l’argent qu’elles lui avaient versé.

Elle lui pardonnait tout, car il était lent d’esprit et fidèle, pour le moment…. Surprise, je lui demandai alors pourquoi elle vivait avec un tel individu.

Elle m’expliqua que depuis deux ans, elle avait rencontré plus de 60 hommes qui tous l’avait déçue et que son récent conjoint, était vraiment sa dernière chance de ne plus vivre seule. De plus, tout ce qu’elle exigeait d’un compagnon, c’était qu’il soit un bon danseur, un bon amant et un bon cuisiner et RIEN DE PLUS.

Donc, elle a rencontré selon sa demande, selon ses exigences envers la Vie.

DEMANDEZ RIEN à la vie et vous RECEVREZ RIEN. Telle est la loi de l’Univers.

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Jocelyne Choquette, BAA
Consultant, coach et entrepreneur,
Bien-être et communication.

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© Jocelyne Choquette 2009.

 

 

 

 


Klimt_Lebaise

 

Publié dans AFFIRMATION DE SOI

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Jocelyne53 09/02/2009 00:09

Je suis d'accord avec vous, si la vie à deux se fait dans l'Amour, le respect mutuel et la liberté. D'ailleurs, la vie de couple se bâtit chaque jour et le Bonheur se tisse à chaque seconde.

St-Ralph 08/02/2009 22:27

Votre article me renvoie à une récente conversation que j'ai eue avec un ami. Il était question de la profonde solitude de bon nombre de célibataires après 50 ans ; surtout à l'approche de la soixantaine. il suffit de s'amuser à balayer un peu de la souris d'ordinateur quelques sites de rencontres.Même autour de moi, je me rends compte à quel point les jeunes célibataires d'hier, surtout les dames, désespèrent aujourd'hui de ne pas trouver un compagnon pour leurs vieux jours. Il me semble que vient un jour où l'on se rend compte que la vie à deux est aussi faite de simples complicités et de la présence de l'autre. On finit par ne plus mettre au premier plan les défauts de l'autre. Quand le quotidien n'est pas empoisonné par des disputes, la seule présence de l'autre devient un trésor inestimable.